Les origines de Beaumerie-Saint-Martin

Découvrez les différentes formes sous lesquelles il a été question de notre commune à travers l’Histoire, les armes de notre village et l’Histoire de Beaumerie St Martin qui remonte à l’an 913.

Les dénominations de Beaumerie-Saint-martin à travers l’Histoire

Avant de prendre le nom de Beaumerie Saint Martin, notre village a connu 9 dénominations entre l’an 1042 où il était question de Belmeriacum et l’année 1897 où il a pris pour nom définitif Beaumerie Saint Martin.

  • en 1042 : Belmeriacum
  • en 1260 : Belmery,
  • en 1275 : Biaumery,
  • en 1283 : Belmery,
  • en 1312 : Beaumery,
  • en 1477 : Biaumery,
  • en 1634 : Beaumery,
  • en 1650 : Beauwery,
  • en 1897 : Beaumerie-Saint-Martin
Armoiries de Beaumerie

Les armoiries de Beaumerie sont

(photographie du blason de Beaumerie publiée prochainement)

 » D’argent aux trois fasces de gueules,
surmontées de trois trèfles de sinople rangés en chef »

Ce blason est largement inspiré de celui de la famille Belloy, seigneurs de Beaumerie au XVIIe siècle, dont les armes étaient « d’argent à trois fasces de gueules« .

On note aussi le rapprochement avec les armes des Blondin de Baizieux, famille très liée à l’histoire de Beaumerie. Ils possédaient en 1806 l’ancien manoir de Beaurepaire. Ils portaient quant à eux : « d’azur à la bande d’or chargée de trois trèfles de sinople ».

Beaumerie-Saint-Martin dans l’Histoire

Au nombre des possessions de l’Abbaye de Saint-Saulve qui furent reconnues en 1042 par le roi Henri 1er, se trouve Belmeriacum. Sa terminaison « acum » est l’une des plus usitée dans la composition des noms, avant le 7ème siècle. Elle affecte un vingtième des noms primitifs de la Gaulle.

913 : translation de reliques vers Montreuil-sur-Mer, dont celles de Saint-Guénolé, mort en 504, fondateur de l’abbaye de Landevenec et qui devient patron de Beaumerie.

1143 : le Pape Innocent 2 mentionne Saint-Walloy comme patron de Beaumerie (Saint Winwoloei de Belmery).

Les habitants de Beaumerie acquittaient les droits d’aide que le roi imposait aux moines de Saint-Saulve. Ils devaient entretenir de haies vives la clôture de leur bois, le couper et l’amener à l’abbaye, sans rétribution. Lorsqu’un religieux venait à mourir, ils étaient tenus de le veiller et de supporter les frais de ces funérailles. Enfin, le consentement de l’abbé était nécessaire pour qu’ils puissent marier leurs enfants et les emmener hors du domaine. Le seigneur se réservait ainsi la faculté d’aitoriser ou d’interdire, suivant les circonstances, l’émigration des hommes de son fief. L’abbé Amalric reconnut l’abus de ces coutumes et par une charte du 27 Octobre 1220, il déclare les vassaux de Beaumerie à jamais affranchis de ces obligations « à cause de la faveur de la liberté », moyennant cinquante livres de rente.

Beaumerie était banlieue de Montreuil. Les comtes de Pourkien y établirent fort anciennement l’hôpital de Saint-Jullien de Panvre, destiné au logement des nombreux pèlerins qui venaient vénérer les reliques déposées dans la ville de Montreuil. Lorsque l’échevinage eût affecté l’hôpital Notre-Dame à cet usage, les revenus de celui de Beaumerie lui furent attribués. Cet établissement subsistait encore en 1372, mais aujourd’hui le souvenir en est perdu au point que l’on ne connaît même pas la place qu’il occupait.

23 juin 1537 : siège de Montreuil-sur-mer. Prise de Montreuil à la suite d’un siège dans lequel le comte de Bures avait une partie de son artillerie posée sur les hauteurs de Beaumerie et Ecuires. L’ennemi entre dans la ville par unebrêche faite dans les vieux remparts, vers Saint-Martin. Destruction du hameau de Saint-Martin.

1620 : Pierre de Boulongne construit Beaurepaire.

21 mars 1630 : l’Hôtel-Dieu de Montreuil acquiert le champ de l’Aumone, appartenant à Claude de Boulogne pour l’augmentation de Saint-Nicolas.

1679 : Un lieutenant de Montreuil fait boire chez Don Rossa « Vasseur », religieux de Saint-Saulve, les vins de la grande vigne de Saint-Saulve et de Beaumerie.

En 1789, la dîme et les terres de Beaumerie rapportaient 3.500 livres à Saint-Saulve et les redevances diverses produisaient 520 livres.

1790 : Beaumerie a été érigée en commune. Saint-Martin d’Esquincourt est inclus à Beaumerie.

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